Le collagène, fontaine de Jouvence?

Le collagène, fontaine de Jouvence?

D’Hollywood aux athlètes élites, passant par les admirateurs du café « Bulletproof », beaucoup de gens jurent de l’efficacité du collagène. Mais qu’est-ce que c’est au juste et pourquoi tant d’éloges et de popularité?

Le collagène est la protéine la plus abondante dans notre corps.  Il compose les fibres des tissus conjonctifs (peau, tendons, muscles, ligaments) et assure leur flexibilité et leur régénération. Il joue un rôle important dans la formation et le développement des tissus, des os, des cartilages, des vaisseaux sanguins, des cheveux, des ongles et des organes vitaux.

Il donne à notre peau son élasticité, supporte son renouvellement cellulaire et amène force et brillance à nos cheveux. Bref, le collagène nous garde « jeunes » en s’assurant que notre structure corporelle demeure bien en place.

Notre corps fabrique le collagène à partir de la vitamine C et des protéines obtenues par notre alimentation. Avec l’aide de ces nutriments, les cellules de notre peau produisent de petites molécules appelées procollagène. Ces molécules se collent les unes aux autres et forment des fibrilles, semblables à de petites chaines, qui travaillent à supporter les tissus du corps. Sans une alimentation variée, notre corps ne peut fabriquer cette protéine essentielle.

Malheureusement, la production de collagène diminue avec l’âge. La production décline lentement dans la vingtaine et se voit réduite de 1% par année dans la quarantaine. Les toxines et les radicaux libres auxquels notre corps est exposé quotidiennement appauvrissent les éléments essentiels nécessaires à la production de fibres de collagène et entraînent même leur destruction. Sans noter les changements hormonaux et le ralentissement du métabolisme qui viennent aussi s’en mêler.

Une carence en collagène n’entraine pas juste un vieillissement de la peau, mais aussi :

  • La faiblesse générale
  • La fatigue
  • Les douleurs musculaires et articulaires

Les muscles, les tendons, les cartilages et les os deviennent plus fragiles, donc les risques de blessures augmentent; elle pourrait même être la cause de certaines maladies dégénératives.

Pour limiter la perte de cette protéine de jeunesse, il est important de ne pas fumer, car la nicotine détruit la vitamine C, nécessaire à la synthèse du collagène. Il est aussi recommandé de limiter l’alcool, qui déshydrate les cellules de notre peau, et d’éviter une exposition au soleil de façon prolongée.

Pour sa part, une production adéquate requiert une alimentation saine et complète. Un apport en aliments riches en vitamine C (les agrumes, les légumes verts, les baies) et même une supplémentation de cette vitamine sont nécessaires à la fabrication du collagène. Il est aussi important de consommer des protéines de bonne qualité et de boire beaucoup d’eau pour garder nos cellules bien hydratées et fonctionnelles.

Les bouillons maisons, faits à partir d’os et de cartilages d’animaux bouillis (poulet, bœuf, bison, agneau, poisson et porc, de préférence bio) se trouvent à être une excellente source de cette protéine! Pour un petit coup de main, on peut aussi supplémenter notre alimentation avec de l’acide hyaluronique qui encouragera notre corps dans sa production de collagène et qui aidera à donner un air de jeunesse à notre peau. 

Malgré nos bonnes intentions, avec l’âge, il devient nécessaire d’ajouter un supplément de collagène à notre alimentation pour en assurer une quantité adéquate.

Voici quelques bénéfices de la supplémentation :

  • Favorise la production naturelle de collagène dans notre corps
  • Aide à restaurer le collagène déjà « vieilli » à son état initial
  • Améliore l’apparence de la peau en la revitalisant et lui redonnant son élasticité (bye bye rides et cellulite!)
  • Fortifie tous les tissus ainsi que les vaisseaux sanguins du corps
  • Encourage la pousse de cheveux
  • Fortifie nos ongles et nos dents
  • Augmente la densité osseuse
  • Contribue à la santé des articulations et diminue la douleur
  • Aide au développement et à la réparation des muscles (pratique pour les sportifs)
  • Améliore la digestion
  • Favorise la perte de poids, car il contribue au bon fonctionnement du métabolisme
  • Supporte l’équilibre hormonal du corps

On retrouve plusieurs suppléments de collagène disponibles sur le marché :

Le collagène de source bovine

  • Contient les deux types de collagènes les plus présents dans le corps (type 1 et 3)
  • Sans goût et sans odeur
  • Se mélange facilement à vos boissons chaudes ou froides préférées, aux smoothies et aux sauces
  • Souvent moins dispendieux
  • Peut être difficile à digérer

Le collagène de poisson

  • Serait absorbé jusqu’à 1.5 fois plus efficacement, donc sa biodisponibilité est supérieure
  • Facile de digestion
  • Sans goût et sans odeur
  • Excellente source pour les végétariens

Silice de bambou

  • Pas du collagène, mais contient une grande quantité de silice qui augmente naturellement la production de collagène
  • Fabriqué à partir de pousse de bambou (source renouvelable)
  • Parfait pour les végétaliens
  • Biodisponibilité élevée

Ne reste plus qu’à vous souhaiter un bon rajeunissement!

Références :

Bakilan, F., Armagan, O., Ozgen, M. et al. (2016). Effects of Native Type II Collagen Treatment on Knee Osteoarthritis: A Randomized Controlled Trial. Eurasian J Med, 48(2), 95-101. doi:  10.5152/eurasianjmed.2015.15030

Boyera, N., Galey, I. et Bernard, B.A. (1998). Effects of vitamin C and its derivative on collagen synthesis and cross-linking by normal human fibroblasts. International Journal of Cosmetic Science, 20(3), 151-158. doi: 10.1046/j.1467-2494.1998.171747.x

Clark, K. L., Sebastianelli, W., Flechsenhar, K. R. et al. (2008). 24-week study on the use of collagen hydrolysate as a diatery supplement in athletes with activity-related joint pain. Current Medial Research and Opinion, 24(5), 1485-1496. doi: 10.1185/030079908X291967

Proksch, E., Schunck, M., Zague, V. et al. (2014). Oral intake of specific peptides reduces skin wrinkles and increase dermal matrix synthesis. Skin Pharmacol Physiol, 27(3), 113-119. doi: 10.1159/000355523