Le mouvement Slow Food

Le mouvement Slow Food

C’est « une montée de lait », allusion toute alimentaire, qu’a faite le journaliste et critique gastronomique italien Carlo Petrini lorsqu’une célèbre chaîne de restauration rapide a voulu s’installer sur une place principale de Rome, en 1986.

Petrini a compris l’ampleur qu’allait prendre l’américanisation de la culture de masse et ses impacts négatifs sur les identités culturelles régionales si on ne réagissait pas assez vite.  Membre connu des médias, il a sonné l’alarme et son mouvement est devenu en novembre 1989 : Slow Food en réaction au Fast food. Aujourd’hui, on compte plus de 100 000 membres dans 160 pays, il y en a partout, même au Québec.

Bon nombre de gens se sont sensibilisés face aux problèmes que représente l’homogénéité des goûts, des saveurs et la rapidité de consommation du Fast food, et ce sont posés les vraies questions :

  • Est-ce important pour moi de choisir mes légumes au marché ?
  • Est-ce que je veux cuisiner avec amour les recettes de ma grand-mère ?
  • Est-ce que j’aime m’asseoir autour d’une table bien garnie avec famille et amis pendant des heures pour savourer un bon repas?
  • Que va-t-il advenir de cet art de vivre versus l’instantanéité de la consommation à outrance ?

Un art de vivre

La philosophie du Slow Food se résume en trois mots :

  • BON : comme dans manger des produits frais, goûteux, exempts d’OGM, diversifiés.
  • PROPRE : comme dans des aliments qui ne font pas de mal à la planète, donc sans pesticides, sans épuisement des sols, avec un respect envers les animaux d’élevage, sans hormones de croissance et sans danger pour la santé humaine.
  • JUSTE : comme dans un prix équitable pour les agriculteurs, les petits paysans et un prix convenable pour les acheteurs qui ne sont plus vus seulement comme des consommateurs aveugles, mais des gens conscientisés qui, en achetant biologique et local, par leurs choix avisés et éclairés, créent une chaîne de bien-être.

Le luxe de prendre son temps

Entre 1965 et 2007 :

  • les gens ont pris 30% moins de temps pour cuisinier chaque jour
  • les familles ont rapetissées
  • les femmes sont de plus en plus sur le marché du travail

Depuis les années 80, on a trouvé comme solutions à ces réalités que sont la surproduction, le stress au travail, le métro-boulot-dodo :

  • les chaines de restauration rapide
  • les services au volant
  • les repas surgelés
  • le prêt à manger dans les épiceries
  • les micro-ondes

Avons-nous sagement choisi

  • Aux États-Unis, on compte 79 millions d’obèses, dont une grande quantité d’enfants
  • Une pandémie du diabète de type 2
  • Dans le reste du monde, on recense 800 millions de personnes qui ne mangent pas à leur faim.

Slow Food Montréal

Depuis 2001, il y a une antenne de Slow Food à Montréal, vous pouvez devenir membre et avoir accès à des commerces-amis qui adhèrent aux valeurs et aux priorités de ce grand mouvement.

Afin d’aider à sauver les produits du terroir, le projet Arche du goût invite les gens à suggérer un produit domestique ou sauvage, un aliment ou une race en risque de disparition au Québec.

Comme bénévole ou simple citoyen sensible à la cause du non-gaspillage alimentaire, du problème de la disparition des abeilles, de la pêche durable ou pour l’accès aux fromages de lait cru, vous pouvez faire une différence. Visitez leur site web pour mieux vous familiariser avec cet organisme à but non lucratif qui veille à la biodiversité du patrimoine alimentaire : https://www.slowfoodmontreal.com/.

Tout n’est pas gagné, mais à l’image du logo du mouvement Slow Food : l’escargot, le fait de nous arrêter un moment dans cette course effrénée qu’est devenue la vie, nous aide à être conscients et sensibles du bien-être de la planète et de ses habitants. Que les valeurs ancestrales, les traditions régionales et la joie de vivre soient plus présentes lorsque vient le temps de faire des choix respectueux de la nature et des gens qui s’en nourrissent.

 

 

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