4 raisons pour maintenir votre flore intestinale en bonne santé

4 raisons pour maintenir votre flore intestinale en bonne santé

Nous sommes dans l’ère de la découverte sur la santé intestinale. De nombreuses études sur le microbiote (flore intestinale) émergent et nous comprenons de mieux en mieux son importance.

Afin de mieux comprendre l’impact de la flore intestinale (microbiote) sur la santé, voici 4 raisons pour maintenir votre flore intestinale en bonne santé.

Mais d’abord …

Qu’est-ce que le microbiote?

Le microbiote se caractérise par l’ensemble des organismes (microbes, bactéries, levures) qui cohabitent ensemble chez un être vivant. Chez l’humain, on fait généralement référence au microbiote intestinal qui abrite plus de 100 000 milliards de bactéries.1

Ces organismes vivent en symbiose et contribuent au maintien d’une bonne santé. La flore intestinale est toutefois très sensible et réagit à de nombreux déséquilibres : mauvaise alimentation, stress, prise de médicament, changements hormonaux, consommation d’alcool, etc. Ces débalancements ont pour effet d’appauvrir les bonnes colonies de bactéries (probiotiques) et ce qui multiplie les mauvaises colonies (pathogènes). Cette condition, nommée la dysbiose intestinale, engendre des problèmes de santé.2,3

Voici donc 4 raisons de maintenir une flore intestinale en bonne santé.

La flore intestinale favorise la bonne digestion

Les bactéries occupent un rôle important dans la digestion et l’assimilation des nutriments.

Elles assurent la dégradation des fibres alimentaires qui autrement seraient indigestes pour l’être humain. Cela a pour effet de favoriser le transit intestinal et la croissance des bactéries bénéfiques.

De plus, le microbiote participe à la production de certains acides aminés essentiels dont la tryptophane, précurseur de la sérotonine et la mélatonine. Ces deux neurotransmetteurs (messagers chimiques) régulent l’humeur et le sommeil. Les bactéries bénéfiques produisent également des vitamines (B, K), des acides gras et des enzymes. 4,5,6

Le microbiote sain assure également le bon fonctionnement de la barrière intestinale, ce qui prévient le syndrome de l’intestin poreux.7

À l’inverse, lorsque la stabilité bactérienne est perturbée, on note une hausse de divers problèmes de santé dont le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, l’inflammation chronique, les allergies, les troubles inflammatoires de l’intestin et le cancer colorectal.7,8,9,10,11

La flore intestinale soutient le système immunitaire

Afin de bien saisir le rôle du microbiote sur la santé immunitaire, il faut d’abord comprendre que le tube digestif est en quelque sorte une extension de la peau. Le tube digestif qui comprend la bouche, l’œsophage et les différentes parties de l’intestin se trouve donc à l’extérieur du corps, bien que cela puisse sembler incroyable.

Les bactéries qui se trouvent à l’intérieur de ce tube ont la capacité de moduler notre système immunitaire et de favoriser ses défenses. Cela est en partie dû au fait que 80% des cellules immunitaires humaines se trouvent au niveau des intestins.13 Le microbiote et le système immunitaire ont un système de communication et d’échange d’information qui leur permet de combattre des ennemis potentiels.14

De plus, la flore intestinale peut sécréter divers agents (acides gras, peroxyde d’hydrogène) qui agissent à titre protecteur tout en stimulant les cellules immunitaires. Il a été démontré que plusieurs souches de bactéries intestinales peuvent accroître la présence de cellules immunitaires et les dirigier.15

Finalement, les bactéries saines (probiotiques) stimulent la production de mucus intestinal, ce qui agit à titre de barrière microbienne contre les envahisseurs potentiels.

La flore intestinale contribue au maintien d’un poids santé

L’obésité est une problématique très répandue. Bien que ce trouble métabolique soit multifactoriel, des études menées sur la microbiologie de l’intestin ont démontré que la santé intestinale aurait un rôle à jouer.

Dès la naissance et tout au cours de l’enfance, plusieurs facteurs influencent la composition du microbiote : naissance vaginale ou par césarienne, médication, allaitement ou non-allaitement et exposition à des microbes ambiants (sol, air, eau). Ces facteurs forgent les déterminants de la flore intestinale.

Conséquemment, les humains n’ont pas tous la même flore ni la même santé intestinale. Chez certaines personnes, des colonies bactériennes spécifiques ont la capacité de stocker davantage de réserves de gras.16

Ainsi, la composition de la flore intestinale pourrait jouer un rôle dans la manifestation des troubles de poids. L’obésité doit donc être abordée de manière holistique en établissant une bonne santé intestinale.

La flore intestinale assure une bonne santé mentale

Depuis la parution du livre « The Second Brain » en 1999, le concept stipulant que l’intestin agirait à titre de deuxième cerveau s’est beaucoup répandu. L’auteur de ce livre, Dr Gershon, a popularisé l’idée que le tractus intestinal abriterait plusieurs milliers de cellules nerveuses (neurones) et que celles-ci auraient des effets sur l’humeur et le bien-être aussi importants que le cerveau principal.17

À ce jour, plusieurs questions demeurent sans réponses quant à l’axe cerveau-intestin. Plusieurs études démontrent toutefois le microbiote a des effets probables sur la prévention des troubles de l’humeur dont la dépression, l’anxiété et la schizophrénie.18,19

Maintenir votre flore intestinale en bonne santé

Pour maintenir une bonne santé intestinale, il faut avoir une alimentation variée riche en fruits et légumes, grains entiers et/ou germés, éviter la surconsommation de produits transformés, de viande, de sucre, de café et d’alcool. De temps à autre, la flore intestinale mérite d’être fortifiée par la prise supplémentaire de probiotiques.

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Bonne santé!

Véronique Cousineau; ND, RHN
verosante.com


Décharge de responsabilité médicale

Cet article est à titre informatif uniquement. Consultez toujours votre médecin et/ou pharmacien avant de cesser la prise de médicaments. Si vous prenez des médicaments, il est préférable de vérifier auprès d’un professionnel de la santé si ce dernier comporte des interactions avec les produits de santé naturelle. En cas de doute, consultez un naturopathe diplômé ayant accès aux banques des interactions entre médicaments et suppléments.

 

Sources

  1. Qin et al. 2010. A human gut microbial gene catalogue established by metagenomic sequencing. Nature. 464 (4):59-67.
  2. Dethlefsen and Relman. 2010. Incomplete recovery and individualized responses of the human distal gut... PNAS. 108(suppl1) : 4554- 4561.
  3. Connolly et al, 2010. In vitro evaluation of the microbiota modulation abilities of different sized whole oat... Anaerobe 16 : 483- 488.
  4. Duncan SH. et al. « Effects of alternative dietary substrates on competition between human colonic bacteria in an anaerobic fermentor system » Applied and environmental microbiology 69, 1136 (2003).
  5. Rastall et al. 2005. Modulation of the microbial ecology of the human colon by probiotics, prebiotics and synbiotics to enhance human health: An overview of enabling science and potential applications. FEMS Microbiology Ecology. 52: 145-152.
  6. Bäckhed F, Ley RE, Sonnenburg JL, Peterson DA, Gordon JI. « Host-bacterial mutualism in the human intestine » Science 307, 1915 (2005)
  7. Organisation mondiale de gastroentérologie « Probiotiques et pre-biotiques [archive] », Coll. Recommandations Pratiques, mai 2008,
  8. Swidsinski A. et al. « Mucosal flora in inflammatory bowel disease » Gastroenterology 122, 44–54 (2002).
  9. Manichanh C. et al. « Reduced diversity of faecal microbiota in Crohn’s disease revealed by a metagenomic approach » Gut 55, 205–11 (2006) PMID 16188921 [archive]
  10. Vasquez N. et al. « Patchy distribution of mucosal lesions in ileal Crohn’s disease is not linked to differences in the dominant mucosa-associated bacteria: A study using fluorescence in situ hybridization and temporal temperature gradient gel electrophoresis » Inflammatory Bowel Diseases 13, 684–692 (2007) PMID 17206669 [archive]
  11. MacDonald TT, Bell I, Monteleone G. « The opposing roles of IL-21 and TGFbeta1 in chronic inflammatory bowel disease » Biochem Soc Trans. 39, 1061–1066 (2011) PMID 21787348 [archive]
  12. Sobhani I. et al. Microbial Dysbiosis in Colorectal Cancer (CRC) Patients« Microbial Dysbiosis in Colorectal Cancer (CRC) Patients » PLoS ONE 6, e16393 (2011) PMID 21297998 [archive]
  13. Hooper and Macpherson, 2010. Immune adaptation that maintain homeostasis with the intestinal microbiota. Nat rev Immunol. 10(3):159-169.
  14. Giorgetti, GianMarco, et coll. « Interactions between Innate Immunity, Microbiota, and Probiotics. » Journal of Immunology Research 2015 (2015).
  15. Marchesi, Julian R., et coll. « The gut microbiota and host health: a new clinical frontier. » Gut (2015) : gutjnl-2015
  16. Backhed, F. et al. The gut microbiota as an environmental factor that regulates fat storage. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 101, 15718 (2004).
  17. Linda Lee, M.D., director of the Johns Hopkins Integrative Medicine and Digestive Center.
  18. Anastasiya Slyepchenko, Andre F. Carvalho, Danielle S. Cha, Siegfried Kasper, Roger S. McIntyre. Gut Emotions - Mechanisms of Action of Probiotics as Novel Therapeutic Targets for Depression and Anxiety Disorders. CNS & Neurological Disorders - Drug Targets. Volume 13 , Issue 10, 2014
  19. Javier R. Caso, Vicent Balanzá-Martínez, Tomás Palomo and Borja García-Bueno, « The Microbiota and Gut-Brain Axis: Contributions to the Immunopathogenesis of Schizophrenia », Current Pharmaceutical Design, vol. 22, no 40,‎ 31 octobre 201

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