Le végétarisme : impacts positifs sur l’environnement

Le végétarisme : impacts positifs sur l’environnement

Partout autour de nous, les gens se conscientisent face aux changements climatiques. 

En plus d’une prise de conscience collective devant la crise environnementale, les régimes végétariens et véganes connaissent une hausse en popularité. C’est que les régimes alimentaires à base de végétaux amènent des pistes de solutions et engendrent des impacts positifs sur l’environnement.

Le végétarisme : portrait actuel

L’alimentation végétarienne a longtemps été perçue comme étant un régime miracle à la mode, voire même ironique, réservé aux communautés marginales. Or, l’intérêt pour le mode de vie végane et l’alimentation végétarienne semble s’être implanté parmi nous. 

Selon une étude effectuée par des chercheurs de l’Université Dalhousie, 10% des Canadiens s’identifient aujourd’hui comme étant végétariens ou véganes. Parallèlement à ce mouvement, les statistiques canadiennes démontrent une diminution notable de la consommation de bœuf, de porc et de produits laitiers.

En revanche, la réalité canadienne est loin du portrait mondial. Entre 1961 et 2011, la consommation de viande a augmenté de 86% dans le monde. Cette hausse est principalement due à l’enrichissement du portefeuille. Comme la viande est un aliment dispendieux, la croissance économique a permis une accessibilité accrue à la viande et aux produits laitiers.

Cette hausse n’est toutefois pas sans conséquences pour l’environnement.

Le végétarisme : Pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz qui sont à l’origine du réchauffement climatique. En augmentation dans l’atmosphère terrestre, ils contribuent à la crise environnementale actuelle.

Il y a quelques années, une branche de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a publié un rapport démontrant que l’élevage d’animaux destinés à la consommation humaine est l’un des secteurs les plus responsables d’émissions de gaz à effet de serre. Selon ce rapport, l’industrie de l’élevage et la production laitière produisent 18% de tous les gaz à effets de serre, 9% de tout le dioxyde de carbone et 37% du méthane (gaz atmosphérique ayant un pouvoir de réchauffement au moins 25 fois plus grand que le CO2). Certaines organisations indépendantes ont publié des chiffres plus élevés encore.

Malgré ces déclarations, la consommation de viande mondiale ne cesse d’augmenter. Les prévisions actuelles indiquent qu’elle doublera d’ici 2050, ce qui ne fera que contribuer davantage aux changements climatiques et les accélérer.

Or, l’adoption d’un régime végane, végétarien ou pesco-végétarien (végétarisme avec consommation de poisson) pourrait annuler l’augmentation de l’accumulation de gaz à effet de serre prévue d’ici 2050.

Cela est dû au faible impact environnemental de l’alimentation végétale. Selon un article paru dans l’une des plus prestigieuses et plus ancienne revues médicales The Lancet, l’alimentation végétale pourrait diminuer de 84% l’impact environnemental du système d’agriculture et répondre à un besoin criant de durabilité.

Le végétarisme : Conservation de nos forêts  

Pour permettre l’élevage d’animaux à grande échelle, il faut d’abord prévoir de les nourrir. Cela engendre un enjeu majeur de déforestation. À l’heure actuelle, ce sont les forêts tropicales qui sont ravagées afin de libérer de l’espace où pratiquer la monoculture de grains destinés à la consommation des animaux de captivité. L’élevage intensif et ses implications sont à la source de la déforestation en Amazonie.

Comme il est prévu que la consommation mondiale de viande va doubler d’ici 2050, les conséquences sur la déforestation seront désastreuses.

Pourtant, si le monde adoptait le végétarisme ou le véganisme, l’exploitation des surfaces au sol réduirait de 3,1 millions d’hectares, soit de 76%.

Le végétarisme : Préservation des cours d’eau

Outre la conservation des forêts et des espaces verts, l’alimentation végétale permet de préserver la santé des cours d’eau.

L’industrie de l’élevage d’animaux constitue la principale source de pollution de l’eau et cela, tant dans les pays développés que dans les pays émergents. Cette constatation effectuée par le rapport de l’ONU a été confirmée à maintes reprises par de nombreuses organisations. La production de viande est une source importante d’azote, de phosphore et polluants environnementaux qui s’infiltrent dans les cours d’eau et affectent leur équilibre et la biodiversité. 

En plus de contribuer à la contamination de l’eau, l’industrie de la viande est responsable pour l’épuisement des sources d’eau douce. Car la viande et les produits laitiers nécessitent une plus grande ressource en eau et que les végétaux. À titre comparatif, la culture de légumes requiert 322 litres d’eau par kilogramme de légumes alors que la viande bovine en requiert plus de 15000 litres pour le même poids.

Avec l’approche du Jour de la Terre, il va de soi de se conscientiser face à nos habitudes alimentaires et à leur impact sur notre environnement. Faire un virage végane n’est pas toujours chose simple, mais le seul fait de diminuer sa consommation de viande ou de suivre les nouvelles recommandations du Guide alimentaire canadien préconisant le régime méditerranéen peut largement contribuer à la diminution des gaz à effet de serre.

Heureusement, l’industrie de l’alimentation végétale est en plein essor et il n’a jamais été aussi facile de remplacer la viande par des substituts d’origine végétale. Passez nous voir en magasin, vous le constaterez vous-même.

Bonne santé !

L’équipe de La Boite à Grains

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Recherche et rédaction :

Véronique Cousineau, naturopathe diplômée et rédactrice en santé bien-être

Sources

  1. Dr Martin Juneau, M.D., FRCP. Manger moins de viande pour préserver la planète. 11 juillet 2017. Observatoire prévention. Institut de Cardiologie de Montréal. Consulté le 8 avril 2019
  2. Meat consumption, health, and the environment. H. Charles J. Godfray, Paul Aveyard, Tara Garnett, Jim W. Hall, et al. Science Journal. 20 Jul 2018
  3. Reducing food’s environmental impacts through producers and consumers. J. Poore, T. Nemecek. Science Journal. 01 Jun 2018.
  4. Importance of considering environmental sustainability in dietary guidelines. Hanna L Tuomisto. The Lancet | Planetary Health. Volume 2, ISSUE 8, August 01, 2018.
  5. THE GREEN, BLUE AND GREY WATER FOOTPRINT OF FARM ANIMALS AND ANIMAL PRODUCTS. M.M. Mekonnen A.Y. Hoekstra. Institute for water education, UNESCO. December 2010.

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